Françoise Rosiére était professeur de français et d'histoire ...
" Elle est partie quand j'avais douze ans...Douze ans c'est peu et beaucoup à la fois...j'ai beaucoup d'admiration pour maman car elle était une grande dame...Nous étions vraiment très proches...
Quand je parle d'elle je ne vois que des qualités mais comme tout le monde elle avait ses petits défauts...elle était très têtue et voulait toujours avoir raison ...quand je parle d'elle je me retrouve beaucoup car je suis moi aussi assez têtue , assez sérieuse...je n'ai jamais chercher à l imiter mais j'ai toujours pris exemple sur cette grande dame , sur sa présence, sur ce que les gens en pensaient...
Ce n'est que la veille de sa mort que j'ai su qu'elle allait nous quitter...c'était un samedi je n'oublierai jamais " votre maman va rejoindre Florence ( soeur de Justine) au ciel "...c' était la pire parole que j'ai entendue...je suis montée la voir une dernière fois dans sa chambre et elle a réussi à me dire JE T AIME MA PUCE...
Elle est toujours présente avec moi...dans les moments difficiles , j'y pense beaucoup...ce fut très difficile mais j'ai pu trouver le bonheur par la suite...mais ce bonheur ne m'empêche pas de penser à ma maman avec joie et tristesse...elle restera dans ma vie jusqu'au bout...
J'ai souvent entendu : pauvre petite Justine , elle a vécu des choses très dures...oui c'est évident mais cela m'a forgé mon caractère ...cela m'a endurcie mais aussi fragilisée...je suis plus sensible car je me dis que la vie a été injuste...je sais que c'est un peu paradoxal...
Elle me manque...elle est là dans mon coeur et un jour on se retrouvera...
Extrait du livre de Patrick Haumont : Le bonheur au bout du court